L’EISTI PARTENAIRE DU FESTIVAL DU FILM SÉCURITÉ

 

La seconde édition du Festival du Film Sécurité, organisé par le cluster Security Systems Valley, se déroulera le mardi 2 octobre 2018 au Centre des Arts puis au Resort Barrière d’Enghien-les-Bains.

La compétition vise à récompenser les meilleurs films traitant de sûreté, sécurité ou maîtrise des risques. L’objectif est de sensibiliser les décideurs, les entreprises, les salariés et usagers aux enjeux du secteur par le biais de productions audiovisuelles.

Si vous êtes à l’initiative d’un film qui aborde ces thématiques, le Festival du Film Sécurité est fait pour vous ! N’hésitez pas y inscrire votre film et à réserver votre pass à la journée.

En 2016, La 1ère édition du Festival de Film Animation avait rencontré un franc succès, avec plus de 90 films présentés, 22 films nominés et 7 films primés dans les catégories suivantes, renouvelées en 2018 :

  • Grand Prix du Jury
  • Meilleur scénario
  • Meilleure réalisation
  • Meilleur film Produit
  • Meilleure Communication interne
  • Meilleure Communication externe
  • Meilleur film d’animation

PROGRAMME

A partir de 9h au Centre des Arts – Conférences et projections

Un cycle de conférences et tables rondes rassemblant des experts en sûreté et sécurité abordera les problématiques de sécurité en lien avec l’image et le numérique. Tous les films sélectionnés pour la compétition seront projetés au cours de la journée.

Le programme détaillé sera mis en ligne prochainement

A partir de 18h30 au Resort Barrière – Soirée de prestige

La soirée de prestige est accessible sur réservation d’un « Pass Festival« .

Un cocktail précédera la cérémonie de remise des Trophées et le dîner de gala clôturera la journée.

LIENS UTILES

  1. Réserver son pass
  2. Inscrire un film
  3. Retour sur l’édition 2016

 

Pour toute question à propos du Festival, vous pouvez contacter directement l’équipe par email contact@security-systems-valley.fr ou par téléphone au +33 (0)1 34 25 32 42.

2018 Festival du film partenaires

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Approvisionnement alimentaire : Qui veille au grain?

Dossier paru dans Préventique n°156 Janvier 2018

9 septembre 2018, 23 h 52 : une cyberattaque d’ampleur inégalée paralyse toute la chaîne des acteurs de l’approvisionnement alimentaire de l’Hexagone. 1 h 18 : les chaînes d’information, en mal de sensations depuis leur « recadrage » suite à leur traitement des derniers attentats, affirment que les magasins n’ont que quatre jours de stocks. 8 h 45: la communication officielle se veut rassurante mais l’information est « imprimée » par la population, de nos jours devenue intolérante à la frustration. Déjà, des files d’attentes assiègent les magasins qui voient leurs rayons vidés en quelques minutes. La suite n’est pas des plus joyeuses et le «Vivre ensemble » se retrouve en quelques heures relégué à la liste des expressions désuètes… Impensable? Nous pourrions faire appel à la «pyramide des besoins individuels » selon Maslow que j’ai déclinée selon le principe de prise en charge collective. Ainsi, nous trouverions de quoi nous étonner au sujet d’une chose essentielle mais pourtant jamais abordée sous le prisme des « risques » au sein de nos sociétés d’abondance: la production et l’approvisionnement alimentaires territorialisés. Nous pouvons ainsi observer que nous avons mutualisé des besoins à travers des « infrastructures » (énergétiques, sanitaires, sociales, sécuritaires, de secours, juridiques, etc.). Listons, par ordre d’importance décroissant, les trois premiers étages de la célèbre pyramide et déclinons-les, certes de façon non exhaustive, en «prise en charge collective ». Les besoins physiologiques : boire (acheminement de l’eau potable), faire ses besoins (collecte et traitement des déchets, assainissement), se réchauffer (acheminement de l’électricité), respirer (politique de l’air), dormir (tapage nocturne dans le Code de la santé), se reproduire (politique nataliste, allocations familiales). Les besoins de sécurité: sécurité des revenus et des ressources (minimas sociaux), sécurité morale et psychologique (état de droit, répartition des pouvoirs), santé (politique sanitaire, sécurité sociale, Sdacr), logement (politique du logement), sécurité physique (police, armée), stabilité familiale et sécurité affective (Code et État civils). Le besoin d’appartenance : roman national, hymnes, devise.

L’aveuglement face à la vulnérabilité de l’approvisionnement alimentaire. Et l’infrastructure « nourricière » ? « Manger » fait pourtant partie du premier étage des besoins, non? Pourquoi le «politique» a-t-il pris en charge tous les autres sauf celui-ci ? C’est d’autant plus curieux que… garantir les conditions d’un minimum de sécurité alimentaire était un pilier de la légitimité des consuls au Moyen Âge dans le Midi… Dans cette logique, celle-ci devrait répondre aux besoins par une chaîne résiliente, allant du foncier au consommateur, en passant par la production, les producteurs, le stockage, la transformation, les transports et la distribution… Que le lecteur ne se méprenne pas, mon intention n’est pas de le mener sur le chemin de nouveaux « kolkhozes » mais de l’interroger sur cet élémentaire « talon d’Achille alimentaire» dans la pyramide des besoins collectifs. En effet, nous avons commencé par « courir » après la nourriture (chasse et cueillette), Puis, afin de commencer à sécuriser son accès, nous l’avons produite autour de nous (invention de l’agriculture au Néolithique). Ensuite, pour la sécuriser, nous nous sommes regroupés en communautés. ››

Et aujourd’hui ? C’est la nourriture qui « vient » à nous, sans que l’on s’inquiète vraiment du « comment ? » et du « jusqu’à quand? ». Ainsi, production et consommation n’étant plus territorialisées, nos territoires, même ruraux, sont «alimentairement malades » car non autonomes, mais « tiennent » car «perfusés » par les camions de la grande distribution. Hélas, cette dernière n’a que quelques jours de stocks… À l’heure du tout-connecté et des cyberattaques, où le lien social se délite, que se passerait-il si l’approvisionnement connaissait une sérieuse avarie ? Une « pathologie territoriale » se déclarerait sous la forme de troubles à l’ordre public… Est-ce que les maires savent que leurs lointains prédécesseurs étaient hautement responsables sur cela? Réalisent-ils qu’ils se retrouveraient en «première ligne» ? L’inconscience et le sentiment d’invulnérabilité ne renforcent-t-ils pas, autant chez les jacobins que chez les girondins, cette vulnérabilité? À l’heure de nouvelles menaces (dépendance totale au numérique, déplacements de populations, dérèglement climatique, artificialisation des terres et achats par des puissances étrangères, etc.), est-il « sage » et « responsable » de collectivement «perdre la main» et laisser s’externaliser les conditions de satisfaction de l’un de nos besoins élémentaires, à savoir, se nourrir ? À l’échelle d’une entreprise, si le PDG ou le manager des risques laissaient tranquillement « filer » une fonction stratégique, ne seraient-ils pas illico « remerciés » pour inconscience ou incompétence par les actionnaires ? Il n’existe pas d’ordre public sans accès pérenne et totalement sécurisé à la nourriture. Dans le cas où un «plan B» où un «plan de continuité alimentaire » ne seraient pas régulièrement testés dans tous ses imprévus et complexités, ne devrait-on pas reconsidérer la production nourricière sur nos territoires et l’approvisionnement des villes comme « stratégiques » ? Cette question est-elle « inappropriée » ? Ce « talon d’Achille alimentaire », « trou » dans la pyramide des besoins, n’est-il pas un « trou dans la raquette » de la sécurité globale des territoires ? Ainsi, je rajouterais un quatrième pilier aux trois du développement durable (économie, social, environnement) sur lesquels les états généraux de l’Alimentation ont consacré celle-ci : celui «d’infrastructure résiliente territorialisée» articulée à « l’ordre public ». De plus, ce nouveau pilier pourrait enrichir le plaidoyer gouvernemental dans le cadre des négociations de la future PAC… Pour tous les systèmes, les «appauvrissements fonctionnels » sont d’abord sources de déséquilibres, puis de vulnérabilités et, enfin, de pathologies… Et si, par un non-respect de limites, par une équivalente rupture des « équilibres » et par une même absence de conscience des risques… les sols et les organismes humains avaient déjà développé des pathologies que pourront aussi connaître nos territoires ? C’est justement ces questions que j’aborde dans un ouvrage pluridisciplinaire en cours d’écriture avec Marie Anderes, ingénieure en agro-alimentaire Ensat et nutritionniste.

SAGES : UN OUTILS DE PRÉVENTION PRIMÉ, GÉRÉ PAR UN MASTÉRIEN

Le 14 novembre dernier a eu lieu la remise des Prix TERRITORIA 2017 sous la présidence de monsieur Jacques Mézard, Ministre de la cohésion des territoires, à la Présidence du sénat.

Ces prix récompensent les initiatives innovantes des collectivités territoriales dans différentes catégories : aménagements, urbanisme, gouvernance, lien social, ressources humaines… C’est dans la catégorie de la prévention qu’a été récompensé le projet SAGES, Système d’Appui à la Gestion d’Événements et de Sûreté, porté par la région Hauts-de-France par l’intermédiaire de Johan CHEDEVILLE, élève du Mastère Spécialisé® Gestion des Risques sur les Territoires promo 2017-2018.

SAGES, LE SYSTÈME D’APPUI À LA GESTION D’ÉVÉNEMENTS ET DE SURETÉ

Assurer la sécurité des lycées fréquentés par plusieurs centaines de milliers d’élèves, d’enseignants, d’équipes techniques et éducatives est une véritable nécessité. Pour être en mesure de gérer la crise quand elle se présente, il est nécéssaire de disposer rapidement d’un certain nombre d’informations dont le niveau de qualité est optimal.
Le SAGES a pour but de répertorier ces informations.

Il se présente sous la forme d’une carte en ligne permettant de localiser chaque lycée public du territoire régional et de consulter des documents de sécurité qui lui sont liés : annuaire de crise, PPMS (Plan Particulier de Mise en Sûreté), plans des bâtiments, photographies, etc. L’accès à l’information est sécurisé et réservé à un public autorisé : forces de l’ordre, sapeurs-pompiers, autorités de l’État (Préfet, délégués à la Sûreté), responsables de l’institution régionale, académies et proviseurs.

A l’heure actuelle, le système est mis en place par la Région Hauts-de-France.

UNE AIDE À L’ÉLABORATION DU PLAN PARTICULIER DE MISE EN SÛRETÉ EN LIGNE

Pour contribuer à l’alimentation du système SAGES, la Région propose aux chefs d’établissement un outil complémentaire, d’aide à la production du PPMS. Basé sur les derniers décrets en vigueur, le générateur de PPMS en ligne guide l’utilisateur dans la rédaction des différentes rubriques.

SAGES ET PPMS EN LIGNES : PERSPECTIVES

Entièrement développés en interne par les services régionaux en open source, ces deux outils sont opérationnels depuis septembre 2017. Parmis les évolutions prévues, on compte l’ajout d’une navigation dans des plans en 3D, la récupération des images issues des caméras de vidéo de protection installée dans les lycées et la télétransmission du PPMS vers l’académie.

Une grande innovation qui gagnerait à être installée à l’échelle du territoire français.

Crédit photo : Photothèque TERRITORIA

Mémoire : L’armement dans la sécurité privée : un changement de paradigme

securite

Mémoire de Didier BOURGEOIS, promo 2017 du Mastère Spécialisé®

La présence d’un agent de sécurité armé, sur site, est-elle le gage d’une protection renforcée ou au contraire, la traduction d’une surenchère sécuritaire ?

Pour apporter des éléments de réponse, après avoir considéré l’historique et l’écosystème des sociétés de sécurité privée en France, l’apport, les contraintes et la réglementation liés à l’armement, cette thèse professionnelle porte sur le modus operandi d’une prestation d’agents avec une composante armée avec :
·        une méthode d’analyse des menaces d’un site industriel ;
·        la réduction de la vulnérabilité d’un site ou comment passer d’une cible molle à une cible dure par une défense en profondeur ;
·        un outil de cotation du niveau de protection d’un site industriel avant et après la mise en place d’une défense en profondeur.

Le mémoire se termine sur une étude de marché et la prospective de ce nouveau métier d’agent de sécurité armé.

Le MS se met aux MOOC

En 2015/16 le MS GRT modifiait son programme pédagogique en introduisant 2 nouveaux modules : Cyber-sécurité et Économie et risques. Le total de modules passant de 8 à 10, pour un volume horaire de 464 heures.

En 2016/17 la nouveauté a consisté en l’introduction des premiers MOOC (Massive Open Online Courses).
Ainsi des séquences de 15/20 minutes pour les plus longues permettent aux auditeurs d’arriver en cours avec les fondamentaux du module. À terme, les MOOC permettront de faciliter la création de créneaux pour des visites de terrain, ou le développement de thèmes dans des modules ou même l’intégration de nouveaux modules!

Pour l’heure un MOOC a été créé pour la théorie liée aux aspects de communication interpersonnelle. Pour ce module cela se traduit par une formation à distance de 53 minutes. Grace au temps gagné sur le créneau du module en présentiel, le cours se compose désormais à 90% d’exercices et de mise en situation ce qui a permis d’activer l’interactivité entre les auditeurs et de leur donner des repères quant à une intervention orale.

Le second MOOC porte sur les fondamentaux du droit où 3 heures de cours sont désormais disponibles. Cela a permis d’introduire un changement de paradigme dans les cours qui se concentrent désormais sur des aspects pratiques et sur le retour d’expériences de métiers liés aux aspects juridiques avec la rencontre et l’échange avec des professionnels du droit.

De nouveaux MOOC sont en préparation pour la rentrée prochaine!

Mémoire : La sensibilisation des responsables territoriaux à la prévention des risques: le recours aux sciences humaines

Mémoire d’Alain VIVET, promo 2015 du Diplôme Universitaire.

Travailler à la prévention des risques suppose la reconnaissance de la probabilité de leur survenue … ce qui, dans une commune touristique de la Côte d’Azur, ne va pas sans susciter des craintes de la part des responsables municipaux: ne va-t-on pas inquiéter les habitants (notamment les plus âgés…), éloigner les touristes, décourager les entrepreneurs?…

La mobilisation de ces responsables demeure donc un préalable à la prise en compte du risque ; paradoxalement, cette étape n’est habituellement que peu évoquée en formation.

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Mémoire : Culture du risque

Mémoire de Pascal BERGÉ, promo 2011 du Mastère Spécialisé®.

Culture du risque : Axes d’amélioration au sein de la société française

Jadis, l’humanité était collectivement soumise à des aléas redoutables mais peu nombreux : prédateurs, maladies, famine, catastrophes climatiques – les quatre cavaliers de l’Apocalypse. Aujourd’hui, chaque individu affronte des périls multiples, mais dont chacun, pris isolément, est statistiquement peu probable : accidents de voiture, cancer du fumeur, sida, pollutions graves, maladies professionnelles. Là où nos ancêtres devaient subir passivement les coups d’un sort extérieur et indifférent, ce sont aujourd’hui nos propres comportements qui engendrent la plupart des menaces pesant sur nous.

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